1950 : Emilio Giuseppe « Nino » Farina (né le 30 octobre 1906 à Turin, Italie - mort le 30 juin 1966 à Aiguebelle, France) est un pilote automobile italien.

En 1950, le championnat du monde de Formule 1 est créé, et c'est l'occasion pour Farina de renouer ses liens avec Alfa Romeo, dont l'équipe de pilotes a été décimée lors de la saison 1948 et qui avait même mis un terme à son engagement en compétition en 1949. Malgré une année loin des circuits, les Alfa dominent le championnat, qui se résume rapidement à un duel entre Farina (qui s'impose notamment lors du Grand Prix inaugural à Silverstone) et son équipier Juan Manuel Fangio. Le dernier mot revient finalement à l'Italien, peut-être moins brillant que l'Argentin en vitesse pure, mais tout aussi constant en course.

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1951 : Juan Manuel Fangio (né le 24 juin 1911 à Balcarce, une ville d’Argentine située à environ 400 km de la capitale — mort le 17 juillet 1995 à Buenos Aires), est un pilote automobile argentin. Cinq fois Champion du monde de Formule 1 (en 1951, 1954, 1955, 1956 et 1957) il a dominé la discipline reine du sport automobile dans les années cinquante, étant jusqu'à ce jour le seul pilote à être sacré champion du monde dans 4 écuries différentes. Grâce à ses exploits et à son unique pourcentage de victoires sur Grands Prix disputés (24 victoires sur 51 Grand Prix, record absolu), nombreux sont ceux qui le considèrent comme le plus grand pilote de l'histoire.

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En 1951, Fangio (toujours chez Alfa Romeo qui engage la Tipo 159) semble parti pour prendre facilement sa revanche comme l'atteste sa victoire au premier Grand Prix de la saison en Suisse, au terme d'une démonstration de pilotage sous la pluie. Mais, après une deuxième victoire acquise en France sur le circuit de Reims (partagée avec son coéquipier Fagioli qui lui avait cédé sa voiture), le championnat change de visage et Fangio subit la domination de la Scuderia Ferrari, emmenée par son compatriote José Froilán González mais surtout par Alberto Ascari. Un abandon en Italie (combiné à une victoire d'Ascari) semble le condamner à un nouvel échec au championnat.

Mais le 28 octobre, pour la dernière manche de la saison, sur le circuit Pedralbes, tracé non permanent situé dans la ville de Barcelone, Ferrari se fourvoie dans ses choix de pneumatiques, et offre sur un plateau la victoire et le titre mondial à Fangio. Après sa victoire, lors du Grand Prix d'Espagne, Juan Manuel Fangio remporte le Championnat du monde de Formule 1 — le premier de ses cinq titres de champion du monde — au volant de son Alfa Romeo.

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1952 et 1953 : Alberto Ascari, né le 13 juillet 1918 à Milan, Italie et mort le 26 mai 1955 à Monza, est un pilote de course automobile italien. Il a remporté le championnat du monde de Formule 1 à deux reprises avant de se tuer à l'occasion d'une séance d'essais privés sur le circuit de Monza, en Italie.

À partir de 1952, le retrait d'Alfa Romeo combiné à la nouvelle réglementation technique en vigueur laisse le champ libre à Ferrari. Ascari s'en donne alors à cœur joie et écrase le championnat du monde en 1952 et en 1953, signant un record historique de neuf victoires consécutives à cheval sur ces deux années. De nombreux observateurs s'accordent alors à voir en Ascari l'égal de Juan Manuel Fangio.

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1954 - 1955 : Juan Manuel Fangio

À l'issue de la saison 1953, Juan Manuel Fangio est contacté par Mercedes-Benz, qui envisage de profiter du changement de règlement technique (retour à la F1, 2,5 litres maxi, carburant libre) pour effectuer son retour en Grand Prix après 15 années d'absence. Fangio connaît bien Mercedes et son directeur de course Alfred Neubauer pour avoir couru pour eux en Argentine lors de la temporada 1951, à un moment où la firme à l'étoile revenait tout juste à la compétition

La Mercedes-Benz W196 ne pouvant être prête avant le Grand Prix de France, Mercedes accepte que Fangio débute la saison dans une autre équipe afin de ne pas hypothéquer ses chances au championnat. Au volant de la remarquable Maserati 250F, Fangio ne se prive pas de remporter les deux premières manches du championnat, en Argentine puis en Belgique. Au Grand Prix de France, troisième manche de la saison (abstraction faite des 500 miles d'Indianapolis disputés sous la formule internationale), Fangio découvre la Mercedes W196, qui se distingue par une aérodynamique très soignée (à l'inverse des autres F1, la W196 a les roues carénées) À Silverstone, dans des conditions qui conviennent mal aux caractéristiques de sa voiture, Fangio termine laborieusement 4e, mais au Nürburgring, sur la W196 en version non carénée, il reprend sa marche triomphale. Son succès est toutefois assombri par la mort lors des essais de son jeune compatriote et protégé Onofre Marimón. Deux nouvelles victoires en Suisse puis en Italie assurent à Fangio un facile deuxième titre mondial.

1954_-_Maserati_250F_-_Mercedes-Benz_W196.jpg Maserati 250F - Mercedes-Benz W196

Amputée de plusieurs manches suite au drame des 24 Heures, la saison 1955 de F1 se poursuit néanmoins, toujours dominée par Mercedes, sans réelle opposition après le retrait de l'écurie Lancia (en proie à de grandes difficultés financières et meurtrie par l'accident mortel d'Alberto Ascari peu après le Grand Prix de Monaco) et compte tenu de la petite forme des Ferrari et Maserati. Fangio s'impose à Zandvoort, termine second à Aintree derrière Moss sans véritablement lui contester la victoire, puis l'emporte à Monza, s'adjugeant du même coup son troisième titre mondial.

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1956 - 1957 : Juan Manuel Fangio

À l'issue de la saison 1955, Mercedes annonce son retrait du sport automobile. Fangio parvient à négocier un juteux contrat avec Ferrari (qui sort d'une saison 1955 ratée, mais qui a récupéré les Ferrari D50 au potentiel si prometteur). Les ennuis mécaniques à répétition rencontrés par Fangio empoisonnent progressivement ses rapports avec Enzo Ferrari, qu'il accuse ouvertement de favoriser au championnat le jeune Peter Collins. De son côté, Ferrari pointe du doigt les insuffisances de Fangio (notamment sa course ratée de Monaco) et réfute les accusations implicites de "sabotage" en rappelant que depuis le début de saison, l'Argentin a bénéficié à deux reprises des consignes de course. La sulfureuse ambiance s'apaise à partir du Grand Prix de Grande-Bretagne, que Fangio remporte avec brio, avant d'enchaîner par un nouveau succès au Nürburgring. Propulsé largement en tête du championnat du monde avant d'aborder l'ultime manche en Italie, Fangio ne compte plus que deux adversaires : son coéquipier Collins, et le Français Jean Behra.L'abandon de Fangio sur bris de direction est une véritable aubaine pour Collins, qui n'est toutefois pas en position d'être titré. Le Britannique va même jusqu'à renoncer volontairement à ses maigres chances d'être titré en s'arrêtant aux stands pour "partager" sa voiture avec Fangio, lequel décroche donc son quatrième titre mondial.

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Malgré ce nouveau titre, les tensions entre Fangio et la direction de Ferrari ont atteint un point de non retour et les deux parties se séparent sans regrets en fin d'année.

En 1957, Fangio retourne chez ses amis de l'écurie Maserati, où il retrouve la 250F. Annoncé sur le déclin après sa campagne 1956, Fangio se charge de remettre les choses en place en dominant les débats tout au long de l'année. Sur le toboggan du Nürburgring, ce qui reste encore de nos jours considéré comme l'un des plus beaux exploits de l'histoire de la Formule 1. Retardé de près de 45 secondes à la mi-course suite à un ravitaillement cafouilleux, il entreprend une remontée d'anthologie sur les pilotes Ferrari Mike Hawthorn et Peter Collins. Au prix d'une prise de risque de tous les instants et battant 8 fois de suite son propre record du tour, il parvient à revenir sur les « échappés » et à les dépasser dans le vingt-et-unième et avant-dernier tour de la course. Au soir de ce Grand Prix d'Allemagne d'anthologie, à l'issue du duquel il a obtenu la vinqt-quatrième (et dernière) victoire en championnat du monde de sa carrière, Juan Manuel Fangio obtient — alors qu'il reste encore deux courses à disputer — son cinquième titre (dont quatre consécutifs) de Champion du monde de Formule 1. Deux deuxièmes places à Pescara et à Monza viendront compléter une saison triomphale.

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En 1958 Fangio qui est âgé de 47 ans décide de ne pas défendre son titre et de se retirer progressivement du haut niveau: « J’ai réalisé toutes mes ambitions. La couronne mondiale était mon plus grand rêve. Après mes deux premiers titres, il me semblait logique d’essayer d’en décrocher un troisième. Le cinquième me persuada qu’il était temps de passer la main ». Il est également encouragé dans sa décision par le semi-retrait de Maserati, en proie à de grandes difficultés financières.

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1958 : John Michael Hawthorn (né le 10 avril 1929 à Mexborough, dans le Yorkshire, en Angleterre - mort le 22 janvier 1959 dans un accident de la route) est un pilote automobile anglais. Célèbre pour le nœud papillon qu'il arborait en compétition, il est devenu en 1958 au volant d'une Ferrari le premier pilote britannique à remporter titre de champion du monde de Formule 1. Il est également connu pour son implication controversée dans le drame des 24 heures du Mans 1955, course qu'il remporta sur une Jaguar.

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En 1958, suite à la semi-retraite de Fangio, Ferrari a enfin la voie libre. Régulier à défaut d'être particulièrement brillant (une seule victoire, au Grand Prix de France, où dans un geste chevaleresque, il refuse d'infliger un tour de retard à Fangio qui dispute la dernière course de sa carrière), Mike Hawthorn prend la tête du championnat à mi-saison et s'impose finalement d'un point devant son compatriote Stirling Moss. Les observateurs ne manquent pas de faire remarquer que Hawthorn, largement dominé par Moss lors de l'épreuve décisive à Casablanca ne doit son salut qu'aux consignes d'équipe et à la discipline de son nouvel équipier, l'Américain Phil Hill, lequel céda à l'Anglais sa deuxième place en fin de course. Dans les jours qui suivent, le néo-champion du monde crée la surprise en annonçant qu'il met un terme à sa carrière. Très éprouvé par les accidents mortels en cours d'année de ses équipiers Luigi Musso et Peter Collins (lequel était un ami proche) ainsi que par celui de Stuart Lewis-Evans, il explique ne plus éprouver de plaisir à être un pilote de course. Selon le témoignage de proches, s'y ajoute également la détérioration de son état de santé due à son insuffisance rénale.

1959 - 1960 : Sir Jack Brabham, né le 2 avril 1926 à Hurstville (près de Sydney, Australie), est un ancien pilote automobile australien. Il a remporté le titre de champion du monde de Formule 1 à trois reprises, dont une au volant de sa propre voiture, la Brabham BT19, en 1966. Il reste le seul pilote à avoir remporté un titre de champion du monde de Formule 1 au volant d'une voiture de sa fabrication.

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Cooper T51 - Cooper T53

Il intégra rapidement l'équipe officielle Cooper et, en 1959, gagna son premier titre de formule 1 avec une Cooper à moteur Coventry Climax et récidiva l'année suivante, obtenant sept victoires en championnat au cours de ces deux années.

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1961 : Philip Toll Hill Jr, né le 20 avril 1927 à Miami en Floride, mort le 28 août 2008 à Salinas en Californie, est un pilote automobile américain. En 1961, il est devenu le premier pilote américain sacré champion du monde de Formule 1. Il a également remporté à trois reprises les 24 heures du Mans (1958, 1961 et 1962).

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Dépassée depuis deux saisons, la Scuderia Ferrari met à profit le changement de règlementation et le passage à la F1 "1,5 litre" pour retrouver sa superbe en 1961. Face à une opposition mal préparée à ce changement, Ferrari écrase le championnat, qui se résume rapidement à un duel entre Phil Hill (victorieux en Belgique) et son coéquipier allemand Wolfgang von Trips. Au départ du Grand Prix d'Italie, avant-dernière manche de la saison. Distancé par Von Trips au championnat et sur la grille de départ, le championnat bascule dès l'issue du deuxième tour suite à l'accrochage entre la Lotus de Jim Clark et la Ferrari de Wolfgang von Trips dans lequel le pilote allemand ainsi que 14 spectateurs sont tués. Passé au travers du carnage, Hill remporte la course et décroche par la même occasion le titre mondial.

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1962 - 1968 : Graham Hill (né le 17 février 1929 à Londres - mort le 29 novembre 1975 à Arkley dans un accident d'avion) est un pilote automobile anglais.

Figure emblématique de la Formule 1 des années 1960, il a disputé 176 Grand Prix, remporté 14 victoires et décroché à deux reprises le titre de champion du monde des pilotes (en 1962 et 1968). Également victorieux d'épreuves aussi prestigieuses que les 500 Miles d'Indianapolis (en 1966) et les 24 Heures du Mans (en 1972 sur Matra Simca avec Henri Pescarolo), il est le seul pilote de l'histoire détenteur de la triple couronne.

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La BRM Type 56 est une vraie réussite, ce que s'empresse de confirmer Hill en s'imposant hors-championnat au Glover Trophy de Goodwood et au BRDC International Trophy à Silverstone. Lorsque débute le championnat du monde, sa domination est entravée par la révolutionnaire Lotus 25 monocoque de Jim Clark, mais profitant d'une plus grande fiabilité qui lui avait jusque là fait défaut, il s'impose au Grand Prix d'ouverture à Zandvoort. Malheureux à Monaco (abandon), il s'incline face à Clark en Belgique, mais consolide néanmoins sa position de leader au championnat. Une panne d'alimentation à Rouen et une nouvelle lourde défaite à Aintree semblent marquer le tournant du championnat tandis que Clark et sa Lotus apparaissent plus irrésistibles que jamais, mais Hill renverse la vapeur avec panache à l'occasion du Grand Prix d'Allemagne au Nürburgring, où sous la pluie, il sort vainqueur d'une bagarre acharnée avec Dan Gurney et John Surtees. Il enfonce le clou avec une troisième victoire à Monza, ce qui lui permet de creuser un écart de 16 points sur Jim Clark, d'ailleurs lui-même devancé par le très régulier Bruce McLaren. L'avance de Hill est toutefois à relativiser car il a déjà marqué des points à six reprises (alors que seuls les cinq meilleurs résultats comptent), et doit donc commencer à soustraire ses moins bons résultats. Victorieux à Watkins Glen, Clark aborde la finale du championnat avec un retard de 9 points sur Hill, et une chance réelle de souffler le titre à l'anglais puisqu'il lui suffit de gagner pour le rejoindre championnat et d'être titré au bénéfice du plus grand nombre de victoires (toujours en raison du règlement qui ne permet de capitaliser que ses 5 meilleurs résultats, même une seconde place de Hill équivaudrait en effet à un score vierge!). Auteur de la pole-position, Clark prend la course en main dès le départ, et à vingt tours de l'arrivée, est donc le champion du monde virtuel. Mais une casse moteur sur la Lotus du pilote écossais offre la victoire et son premier titre mondial à Graham Hill.

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Malgré la perte de l'usage exclusif du moteur Ford (dont bénéficient désormais les Matra semi-officielles de l'équipe Tyrrell et les McLaren), Lotus aborde la saison 1968 en position de favorit, eu égard à leurs très prometteuses prestations de 1967. Même si Hill et Clark bénéficient du même statut au sein de l'équipe, l'homme fort de l'équipe est pourtant bel et bien Clark. Admiré pour son professionnalisme et sa bravoure, Hill n'en est pas moins considéré par la plupart des observateurs comme un pilote moins talentueux que l'écossais. En outre, à près de 40 ans, il passe pour être un pilote vieillissant, qui a ses plus belles années derrières lui. On attend donc surtout de lui qu'il joue les équipiers de luxe. Ces considérations sur les rapports de force au sein du Team Lotus volent brutalement en éclat lorsque le 7 avril 1968, Jim Clark (facile vainqueur de la première manche du championnat en Afrique du Sud) se tue dans une épreuve de Formule 2 à Hockenheim.

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C'est de fait sur Graham Hill que reposent tous les espoirs du Team Lotus. Vainqueur en Espagne puis à Monaco, il s'installe en tête du championnat du monde et ne la quittera plus malgré la pression incessante de Jackie Stewart (Matra) et Denny Hulme (McLaren). Au Grand Prix du Mexique, comme quatre années plus tôt, le titre mondial se joue dans une bagarre à trois lors de l'ultime manche du championnat, mais cette fois, c'est Hill qui en ressort vainqueur et qui décroche son deuxième titre mondial.

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1963 - 1965 : James Clark Jr. dit Jim Clark (né le 4 mars 1936, à Kilmany, Fife et mort le 7 avril 1968 lors d'une course de Formule 2 sur le circuit d'Hockenheim en Allemagne) est un pilote automobile écossais dont la brève carrière dans les années 1960 a marqué l'histoire du sport automobile.

Jim Clark, certainement l'un des plus grands pilotes de l'histoire de la Formule 1, construisit en quelques années un palmarès important. Signant 25 victoires et 33 pole positions en seulement 72 participations en Grand Prix, il remporte deux titres de champion du monde en 1963 et 1965. Outre son titre en Formule 1, il remporte les 500 miles d'Indianapolis en 1965. Pour ces deux titres, il obtient également le Grand Prix de l'Académie des sports la même année.

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Le style de conduite de Jim Clark, tout en douceur, devenu sa marque de fabrique et signe d'une grande habileté au volant, lui permettait d'enchaîner naturellement virages et trajectoires avec la régularité d'un métronome, tout en allant très vite. Ce style contribuera à bâtir la légende du pilote écossais, qui écrivit l'une des plus belles pages du sport automobile britannique.

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L'année 1963 est celle de la consécration, puisqu'il remporte sept courses sur dix disputées, réalise autant de poles, monte neuf fois sur le podium et marque 54 points. Il remporte également le BRDC International Trophy, course hors-championnat disputée à Silverstone ainsi que le Grand Prix de Pau.

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La saison 1965 se résume encore à une lutte à couteaux tirés entre Jim Clark, John Surtees et Graham Hill, arbitrée par Jackie Stewart. Clark dans sa Lotus 33 sort vainqueur de cette lutte et coiffe sa deuxième couronne mondiale, avec six victoires, six pole positions et six podiums, il marque 54 points, comme en 1963. Il gagne, cette année là, son quatrième Grand Prix de Belgique sur le circuit de Spa, considéré comme l'un des circuits les plus difficiles à cette époque, alors qu'il le déteste pour sa dangerosité.

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1964 : John Norman Surtees est un ancien pilote motocycliste et automobile britannique né le 11 février 1934 à Tatsfield dans le comté de Surrey, en Angleterre. Après avoir décroché sept titres de champion du monde moto, il passe en Formule 1 et décroche le titre mondial en 1964. John Surtees reste à ce jour le seul pilote champion du monde moto et de Formule 1.

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En 1964, avec une Ferrari 158 enfin à la hauteur des Lotus et BRM, John Surtees décroche deux pole-positions, deux victoires et six podiums et remporte le championnat du monde. Il devient ainsi le premier pilote, et le seul à ce jour, champion du monde à la fois sur deux et quatre roues.

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1967 : Denis Clive Hulme dit Denny Hulme (né le 18 juin 1936 à Nelson, Nouvelle-Zélande - mort le 4 octobre 1992 à Bathurst, en Australie) est un pilote de course automobile néo-zélandais, qui a notamment disputé 112 Grands Prix de Formule 1 en dix saisons de 1965 à 1974. Denny Hulme a remporté 8 GP, est monté 33 fois sur le podium et a terminé 61 fois dans les points. Il a décroché une pole position et neuf meilleurs tours en course. Hulme a marqué 248 points au championnat du monde de Formule 1 et obtenu le titre de champion du monde en 1967 sur Brabham-Repco.

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1967 est la grande année de Hulme. Il décroche deux victoires, à Monaco et en Allemagne et six autres podiums pour s'attribuer, à la surprise générale, le titre mondial, devant les favoris Brabham, Clark, Stewart et autres. Cette année-là, Denny gagne en outre trois courses en CanAm.

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1969 - 1971 - 1973 : Sir John Young Stewart, ou Jackie Stewart (né le 11 juin 1939 à Dumbarton, en Écosse) est un ancien pilote de course automobile écossais de Formule 1, qui a couru entre 1965 et 1973, conquérant trois titres de champion du monde. Avec son fils Paul, il fit courir pendant trois saisons, de 1997 à 1999, l'écurie Stewart Grand Prix, qu'il revendit ensuite à Ford, qui la fit courir sous l'appellation Jaguar Racing.

Pour 1969, Tyrrell refusa d'installer dans ses monoplaces le nouveau moteur Matra et décida de sa rabattre sur un Ford-Cosworth. Au volant de cette Matra-Ford, Jackie fit des étincelles et décrocha six victoires, ce qui lui permit de remporter aisément son premier titre.

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Ken Tyrrell décida donc de créer ses propres voitures pour la saison suivante. Excellente idée puisque cette nouvelle monoplace se révéla être excellente et Stewart en tira tout le parti puisqu'il fut sacré pour la seconde fois, encore une fois sans adversaires.

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La saison 1972 sera plus délicate et malgré une belle fin de saison, Jackie ne pourra combler le retard accumulé par rapport à Fittipaldi et sa Lotus. En 1973, le brésilien domine encore le début de saison, mais Jackie se ressaisie et va finalement remporter sa troisième couronne. Ce sera la dernière, car depuis longtemps il avait décidé de prendre sa retraite à la fin de l'année. Il ne disputera pas son 100ème et dernier grand prix à Watkins-Glen, la mort de son équipier et ami François Cevert aux essais l'ayant traumatisé.

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1970 : Jochen Rindt (né le 18 avril 1942 à Mayence, Allemagne - mort le 5 septembre 1970 à Monza, Italie) est un pilote automobile autrichien d'origine allemande. Présent en Formule 1 de 1964 à 1970, il est sacré champion du monde en 1970 à titre posthume, fait unique dans les annales de la Formule 1.

Annoncé début 1970 comme le grand favori de la saison suite à la séparation entre Stewart et Matra, Rindt doit attendre le GP de Monaco pour remporter son premier succès de la saison. Il profite ce jour-là d'une erreur du pourtant expérimenté Jack Brabham, parti à la faute dans le dernier virage de l'épreuve, à force de surveiller la Lotus de l'Autrichien qui grossissait dans ses retros. Puis, à partir du GP des Pays-Bas, bien aidé par sa révolutionnaire Lotus 72, il remporte quatre GP consécutifs qui lui permettent au sortir de l'été d'avoir une confortable avance au championnat du monde. Mais cela n'empêche pas ses rapports de se détériorer avec Colin Chapman, le directeur de Lotus. Dans une période particulièrement sombre pour le sport automobile (Rindt est notamment très affecté par les morts successives de son ancien coéquipier Bruce McLaren, puis de son ami Piers Courage), le pilote autrichien vit de plus en plus mal le peu de soin que Chapman apporte à la sécurité de ses voitures. Ses craintes sont relayées par sa femme Nina Rindt, présente sur toutes les courses, et qui se dispute régulièrement avec Chapman sur le sujet. Jochen Rindt promet alors à sa femme d'abandonner la Formule 1 au soir de son titre mondial, qui semble quasiment assuré tant son avance est grande sur ses poursuivants.

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C'est donc avec l'ambition de creuser un écart définitif sur ses adversaires que Rindt aborde le GP d'Italie, première des quatre manches encore à disputer. Mais aux essais libres, le 5 septembre, il perd le contrôle de sa Lotus 72 dans la Parabolica et va s'encastrer sous un rail de sécurité. Grièvement blessé au cou, son décès sera officialisé quelques heures plus tard. La cause de l'accident de Rindt n'a jamais pu être formellement établie, mais la thèse qui s'est imposée au fil des ans est celle d'une défaillance du système de freinage de sa Lotus.

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Malgré le retour en forme de la Scuderia Ferrari (victoire de Clay Regazzoni en Italie, puis de Jacky Ickx au Canada), la première place de Rindt au championnat du monde est définitivement assurée à l'occasion du GP des États-Unis, avant-dernière épreuve de la saison, remporté par son remplaçant Emerson Fittipaldi. Pour la première fois, un pilote est sacré champion du monde de Formule 1 à titre posthume.

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1972 - 1974 : Emerson Fittipaldi (São Paulo, 12 décembre 1946) est un ancien pilote automobile brésilien. Il a notamment remporté le championnat du monde de Formule 1 à deux reprises (en 1972 et 1974), ainsi que le championnat CART (1989) et les 500 Miles d'Indianapolis (1989 et 1993).

Cette éclosion rapide, l'une des plus fulgurantes que le sport automobile ait connu, place d'emblée le jeune pilote brésilien parmi les favoris pour le titre de champion du monde. Toujours chez Lotus en 1971, même s'il ne remporte aucune course, il termine sixième du championnat (avec 16 points), et affiche ses ambitions pour la saison suivante. En 1972, il remporte la Race of Champions et le BRDC International Trophy deux courses hors-championnat puis, avec 61 points et cinq victoires en douze épreuves, il devient champion du monde de F1 avec 16 points d'avance sur le double champion du monde Jackie Stewart. À 25 ans et 9 mois, Emerson Fittipaldi devient le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1. Ce record tiendra jusqu'en 2005 et le titre mondial de l'Espagnol Fernando Alonso, âgé de 24 ans depuis le 29 juillet 2005.

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Avec trois victoires dans les quatre premières manches de la saison 1973, Fittipaldi semble bien parti pour se succéder à lui-même. Mais une blessure lors d'essais privés stoppe sa marche triomphale vers un second titre et permet à Jackie Stewart de prendre sa revanche en obtenant sa troisième couronne. En 1974, il est recruté par l'écurie McLaren avec laquelle il conquiert un deuxième titre de champion du monde (55 points, 3 victoires).

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1975 - 1977 - 1984 : Andreas Nikolaus Lauda dit Niki Lauda, né le 22 février 1949 à Vienne en Autriche, est un ancien pilote de course automobile autrichien. Il a notamment couru en Formule 1 de 1971 à 1979, puis de 1982 à 1985 et remporté à trois reprises le titre de champion du monde des pilotes (1975, 1977 et 1984).

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Le recrutement de Lauda par Ferrari laisse toutefois perplexe de nombreux observateurs. Malgré ses deux coups d'éclat de 1973, Lauda est un pilote peu réputé. Il passe plus pour être un pilote laborieux que pour être un prince de la vitesse. Sous son impulsion, la Scuderia Ferrari va pourtant amorcer un spectaculaire retour au premier plan, tandis qu'il s'affirmera dans le même temps comme le meilleur pilote de sa génération. En mesure de jouer le titre dès la saison 1974, Lauda se laisse pourtant décrocher à mi-saison suite à une série de défaillances mécaniques mais également d'erreurs de pilotage. En 1975 par contre, en alliant rapidité et maîtrise de la course (ce qui lui vaut le surnom de L'ordinateur, une manière de stigmatiser son intelligence mais également parfois un certain manque de panache), il ne laisse aucune chance à ses rivaux et remporte son premier titre de champion du monde ainsi que le BRDC International Trophy, hors-championnat.

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La décision de Lauda divise les observateurs. Certains y voient une force de caractère mais d'autres (notamment en Italie et au sein de la Scuderia) le signe que Lauda, bien que physiquement rétabli de son accident du Nurburgring est perdu pour le haut niveau. À l'entame de la saison 1977, Lauda est ainsi relégué deuxième pilote de l'écurie derrière Carlos Reutemann. Dans une ambiance interne délétère, Lauda va pourtant faire taire les sceptiques en dominant Reutemann et en décrochant son deuxième titre de champion du monde. Il s'offre même le luxe de claquer la porte de l'écurie avant le terme de la saison. Son entrevue avec le Commendatore à Modène est des plus orageuses, Lauda déclare vouloir s'en aller et rien de plus alors que Ferrari se sent furieux et trahi de voir son pilote ainsi quitter l'écurie avant le terme de la saison. Lorsque Lauda prend les commandes de son avion privé à Modène, il est mis en attente deux heures durant par la tour de contrôle. Le contrôleur lui déclarant "vous quittez Ferrari, fini les privilèges". Il obtient le Grand Prix de l'Académie des sports pour son second sacre.

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Après quasiment deux années loin des circuits, Lauda effectue son retour dans les paddocks de Formule 1 à l'occasion du Grand Prix d'Autriche 1981, en qualité de consultant pour une chaîne de télévision. Repris par le virus de la compétition, il noue immédiatement des contacts avec l'écurie McLaren, contacts qui débouchent sur son engagement pour la saison 1982. Certains ironisent sur le retour de Lauda, que l'on dit surtout motivé par les difficultés financières que traverse sa compagnie aérienne, mais le pilote autrichien retrouve rapidement son meilleur niveau et s'impose dès sa troisième course, sur le circuit de Long Beach. En 1984, grâce à la dominatrice McLaren-TAG, et malgré la présence à ses côtés du Français Alain Prost (plus performant mais moins régulier), il décroche cinq victoires et son troisième titre mondial avec seulement un demi point d'avance sur son coéquipier, ce qui constitue le plus petit écart de l'histoire du championnat. Par contre, en 1985, souvent très malchanceux et également partiellement démotivé, il effectue une saison plus discrète (une seule victoire, la 25e de sa carrière, à Zandvoort) avant d'annoncer sa retraite définitive.

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1976 : James Hunt (né le 29 août 1947 à Belmont - mort le 15 juin 1993 à Wimbledon ) est un pilote automobile anglais qui s'est surtout illustré en Formule 1, discipline dans laquelle il a couru de 1973 à 1979 et a remporté le championnat du monde en 1976.

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En mauvaise posture sur le marché des transferts en raison de la fermeture de l'écurie Hesketh, Hunt parvient finalement à récupérer in extremis un volant chez la puissante équipe McLaren, dont le premier pilote Emerson Fittipaldi est soudainement parti, ayant opté pour l'écurie brésilienne Copersucar. Après un début de saison laborieux, Hunt, qui remporte la Race of Champions et le BRDC International Trophy, deux courses hors-championnat, s'affirme rapidement comme le principal rival de Niki Lauda dans la lutte pour le titre mondial. Il s'impose en Espagne (initialement disqualifié pour aileron non-conforme car 18 millimètres trop large, il récupérera sa victoire sur tapis vert plusieurs semaines plus tard) puis en France, mais reste à distance respectable de Lauda au championnat. Le grave accident de Lauda au Nürburgring remet tout en cause, et permet à Hunt de refaire rapidement son retard. Il l'emporte en Allemagne et aux Pays-Bas, puis malgré le retour d'un Lauda il est vrai très affaibli physiquement, gagne également au Canada et au GP des Etats-Unis Est sur le Circuit de Watkins Glen dans l'État de New-York. Il aborde ainsi l'ultime manche du championnat au Japon avec 3 points de retard sur son adversaire. Sous le déluge qui noie le circuit japonais de Fuji, Lauda renonce volontairement dès la fin du premier tour, laissant le champ libre à Hunt, qui domine facilement les débats. Mais une crevaison de l'Anglais en fin de course remet tout en cause, l'obligeant à une folle remontée. Lorsqu'il s'arrête à son stand après l'arrivée, Hunt, furieux, pense avoir perdu le titre et apostrophe violemment son directeur sportif Teddy Mayer, lequel à toutes les peines du monde à lui expliquer qu'il est parvenu à remonter jusqu'à la troisième place, et donc à marquer les points nécessaires pour décrocher le titre mondial.

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Avec James Hunt, la Formule 1 sacre l'un de ses pilotes les plus atypiques. Personnage décalé, Hunt se plait à déambuler dans les paddocks pieds nus, les cheveux longs, avec des jeans et t-shirt usés. Grand fêtard et buveur de bière, y compris les veilles de course, il est également réputé pour ses nombreuses conquêtes féminines (Sex is breakfast of champions comme il est écrit sur un badge qu'il arbore souvent).

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1978 : Mario Gabriele Andretti est un pilote automobile italo-américain, né le 28 février 1940 à Montona dans la province d'Istrie en Italie. Au cours d'une carrière longue de presque cinq décennies, il se distingue dans l'histoire du sport automobile en remportant le championnat du monde de Formule 1 en 1978, les 500 miles d'Indianapolis en 1969, les 500 miles de Daytona en 1967 et quatre championnats d'IndyCar (trois en USAC en 1965, 1966 et 1969 et un en CART en 1984). Il a également remporté plusieurs courses de midget-cars, de sprint-cars et de dragster.

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En 1978, la Lotus 79 exploite mieux encore l'effet de sol et permet à Andretti de remporter six courses et de s'emparer du titre de champion du monde lors du Grand Prix d'Italie. Cependant, Ronnie Peterson, coéquipier et ami d'Andretti (vice-champion du monde) vient de se blesser grièvement dans un accrochage au premier tour de la course et les célébrations du titre sont annulées. Peterson décède dans la nuit de complications à la suite de ses blessures. Andretti termine la saison sans remporter d'autre succès en Formule 1.

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Le titre mondial d'Andretti est accueilli avec un entrain modéré par les observateurs : beaucoup pensent qu'il doit essentiellement son succès à la large supériorité de sa machine et d'autres regrettent également que son coéquipier Ronnie Peterson, considéré comme l'un des meilleurs pilotes de sa génération et probablement plus rapide qu'Andretti, n'ait pas été en mesure de lui contester ce titre compte tenu qu'il était tenu par un statut assez strict de deuxième pilote au sein de l'équipe Lotus. Toutefois, à son crédit, Andretti, est un pilote très réputé pour son sens technique. C'est lui qui en 1975 et 1976 a assuré le développement du concept de la wing car et participé grandement au redressement d'une équipe au plus bas à son arrivée.

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1979 : Jody Scheckter est un ancien pilote automobile sud-africain né le 29 janvier 1950 à East London (Afrique du Sud). Il a notamment disputé 112 Grands Prix de Formule 1 entre 1972 et 1980, décrochant un total de 255 points, signant 10 victoires, 33 podiums, 5 meilleurs tours en course et 3 pole positions. Jody Scheckter a été sacré champion du monde de Formule 1 en 1979.

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Scheckter rejoint la Scuderia Ferrari en 1979. Au terme d'une saison pleine d'intelligence et de maîtrise (à défaut de panache diront ses détracteurs), Scheckter remporte le titre de champion du monde devant son équipier canadien Gilles Villeneuve.

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1980 : Alan Jones est un ancien pilote australien de Formule 1, né le 2 novembre 1946. Il fut sacré champion du monde pilote en 1980.

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En 1980, sa Williams évolue encore et lui permet de prendre un envol parfait avec une victoire d'entrée de jeu, avant de connaître un passage à vide et de devoir contenir le retour de Nelson Piquet, plus régulier, qui s'empare de la tête du Championnat à deux courses de la fin de la saison. Mais Jones sait réagir pour offrir à Williams son premier titre de champion du Monde.

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1981 - 1983 - 1987 : Nelson Piquet Souto Maior, est un pilote automobile brésilien né le 17 août 1952 à Rio de Janeiro au Brésil.

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En 1981, il s'impose sur le fil face à l'Argentin Carlos Reutemann, l'autre pilote Williams, au terme d'un final à suspense dans les rues de Las Vegas.

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En 1982, Piquet n'est pas en mesure de défendre son titre en raison de la mise au point laborieuse du moteur BMW turbo (auquel Piquet offre au Canada sa première victoire). Mais dès 1983, il effectue son retour au plus haut niveau, en décrochant un second titre mondial à l'issue d'un duel de longue haleine avec Alain Prost. Piquet devient ainsi le premier pilote titré au volant d'une F1 équipée d'un moteur turbo. Ce titre est toutefois terni par le fait que le carburant utilisé par l'écurie Brabham-BMW en fin de saison n'était probablement pas conforme au règlement en vigueur (on parlera notamment d'un taux d'octane trop élevé).

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Piquet renoue avec le titre suprême en 1987, mais sans la manière. Dominé en vitesse pure par Mansell, Piquet doit surtout son sacre à une plus grande régularité, pour ne pas dire une plus grande chance. À sa décharge, Piquet a été victime en début de saison d'un grave accident sur le tracé d'Imola (dans le même virage où Ayrton Senna trouvera la mort sept ans plus tard), qui lui a laissé de profondes séquelles physiologiques pendant plusieurs mois (maux de tête, troubles du sommeil...). En tête du championnat depuis la mi-saison et sa victoire au GP d'Allemagne, il s'assure de son titre à l'occasion des qualifications du GP du Japon, avant-dernière manche de la saison, lorsque Nigel Mansell se brise une vertèbre contre un rail dans un ultime effort pour tenter de lui arracher la pole-position.

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1982 : Keijo Erik « Keke » Rosberg est un ancien pilote automobile finlandais né le 6 décembre 1948 à Solna, près de Stockholm en Suède. Présent en Formule 1 de 1978 à 1986, il a remporté le championnat du monde en 1982.

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À l'issue de la saison 1981, Rosberg quitte les frères Fittipaldi et se retrouve ainsi sans perspective d'avenir. Même si Rosberg est apprécié pour sa hargne au volant, les grandes écuries ne voient pas en lui un pilote d'avenir (il a déjà 33 ans), tandis que les écuries plus modestes attendent également d'un pilote qu'il amène un complément budgétaire, ce que Rosberg n'est plus en mesure de faire. La bouée de secours vient de l'équipe Williams, tout simplement championne du monde des constructeurs.

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Pour avoir longtemps cru (à tort) qu'il parviendrait à faire revenir son pilote fétiche Alan Jones sur sa décision de prendre sa retraite, Frank Williams se retrouve désemparé au cœur de l'hiver, et n'a d'autre solution que de faire confiance à Rosberg. Engagé par défaut par Williams, Rosberg se retrouve même propulsé premier pilote de l'écurie à l'issue du deuxième GP de la saison, lorsque Carlos Reutemann annonce brutalement son retrait de la compétition. Très régulier à défaut d'être véritablement brillant, Rosberg profite de l'inconstance de ses principaux concurrents (notamment les McLaren et les Renault) mais surtout des drames affectant la Scuderia Ferrari (mort de Gilles Villeneuve et grave accident de Didier Pironi, solide leader du championnat jusqu'au deux tiers de la saison) pour décrocher à la surprise générale le titre tant convoité du champion du monde des pilotes. Cette saison-là, Rosberg ne remporte d'ailleurs qu'une seule course (le GP de Suisse, disputé en France sur le tracé de Dijon-Presnois). Une remarque s'impose à propos de cette saison 1982 : dix pilotes se sont imposés au cours de la saison et aucun n'a pu le faire plus de deux fois.

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1985 - 1986 - 1989 - 1993 : Alain Prost (né le 24 février 1955 à Lorette dans la Loire) est un pilote automobile français. Quadruple champion du monde des pilotes de Formule 1 en 1985, 1986, 1989 et 1993, victorieux de 51 Grand Prix de Formule 1 pour 199 départs entre 1980 et 1993, celui que l'on surnomme « Le Professeur» est considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de son sport.

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Le championnat du monde de Formule 1 1985 est une excellente saison pour Prost qui remporte cinq des seize courses. A Saint Marin, Prost a aussi franchi la ligne en première position devant Elio de Angelis mais il est disqualifié parce que sa monoplace présente un poids non réglementaire sur la balance. Prost décroche facilement son premier titre mondial des pilotes dès l'antépénultième course de l'année sur le circuit de Brands Hatch en Angleterre. Il remporte le championnat avec 23 points d'avance sur Michele Alboreto et devient le premier Français à remporter le championnat du monde de Formule 1. Cette performance lui vaut d'obtenir la Légion d'honneur en 1985.

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Avant le dernier Grand Prix de la saison 1986 dans les rues d'Adelaïde en Australie, Nigel Mansell possède six points d'avance sur Prost et sept sur Nelson Piquet. Mansell et Piquet, les pilotes Williams-Honda, ont une voiture plus performante que celle de Prost. Mansell signe la pole position devant Piquet et Prost part de la deuxième ligne avec Ayrton Senna. Senna casse son moteur avant que le pneu arrière gauche de Mansell éclate au 63e des 82 tours. Obligé d'abandonner, il laisse Piquet et Prost se disputer la victoire. Pour un peu plus de quatre secondes, Prost remporte le Grand Prix et son deuxième championnat pilotes.

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Si les rapports entre Prost et Senna étaient restés cordiaux en 1988 malgré une rivalité exacerbée en piste et malgré des soupçons de favoritisme de Honda à l'égard de Senna, ils dégénèrent en 1989 suite au non-respect par Senna d'un pacte de non-agression au départ du Grand Prix automobile de Saint-Marin, en début de saison. Cet incident marque le coup d'envoi d'une escalade verbale entre les deux hommes, savamment relayée par les médias. Leur rivalité culmine lors du Grand Prix du Japon, avant-dernière manche de la saison. À la fin du 46e tour, à la chicane, Senna porte une attaque sur Prost qui ferme la porte, provoquant l'accrochage des deux McLaren. Prost abandonne mais Senna, aidé par les commissaires, reprend la course et gagne avant d'être disqualifié peu après l'arrivée pour avoir court-circuité la chicane en repartant, ce qui offre le titre à Prost.

Pour le Français, ce titre survient dans une atmosphère très particulière. En froid avec ses propres dirigeants, il avait annoncé son départ pour Ferrari la saison suivante dès le mois de juillet 1989 et ne bénéficiait pas de la même attention au sein de l'écurie que son coéquipier.

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Alain Prost effectue un retour victorieux chez Williams-Renault en 1993. Nigel Mansell qui a dominé la saison 1992 avec la Williams-Renault, quitte l'équipe pour courir en CART lorsqu'il entend que Prost va le rejoindre chez Williams. Le contrat de Prost comprend une clause lui assurant de ne pas avoir Senna comme coéquipier. Le pilote d'essai, Damon Hill remplace Riccardo Patrese qui rejoint Benetton. Après de rudes combats contre son coéquipier et Ayrton Senna qui conduit une McLaren moins performante, Prost décroche son quatrième titre de champion du monde des pilotes. Épuisé par une année au cours de laquelle il n'aura été épargné ni par les critiques, y compris celles de son employeur, ni par certaines décisions tendancieuses du pouvoir sportif, Prost raccroche ses gants de pilote. Sur le podium d'Adélaïde, sa dernière course, Prost et Senna se félicitent mutuellement.

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1988 - 1990 - 1991 : Ayrton Senna da Silva est un pilote automobile brésilien, né le 21 mars 1960 à São Paulo, Brésil, et mort le 1er mai 1994 à Bologne (Italie), suite à un accident lors du Grand Prix de Saint-Marin.

Véritable idole au Brésil où son statut a dépassé celui de simple champion sportif, il est considéré comme l'un des plus grands pilotes de l'histoire de la Formule 1 dont il remporta trois fois le titre de champion du monde en 1988, 1990 et 1991, après avoir remporté 41 Grands Prix et signé 65 pole positions. Il est le dernier pilote de la discipline à y avoir trouvé la mort.

Formula One World Championship

En 1988, la carrière de Senna prend une nouvelle dimension avec son arrivée, conjointe à celle de Honda, chez Mclaren. Cette arrivée marque le début de sa rivalité avec Alain Prost, son nouvel équipier. McLaren écrase le championnat du monde grâce à la McLaren MP4-4 en remportant quinze des seize courses de la saison pour la dernière sortie des moteurs turbocompressés.

Seuls les onze meilleurs résultats comptent pour l'attribution du titre afin d'inciter les pilotes à chercher la victoire sans pénaliser outre mesure les casses mécaniques. Senna compte huit victoires et trois secondes places contre sept victoires et quatre secondes places pour Prost, ce qui lui permet de remporter son premier titre mondial. Le brésilien décroche le titre à Suzuka au Japon, lors de l'avant-dernière épreuve du championnat. Après avoir manqué de caler sur la grille, il entame une belle remontée facilité par des soucis mécaniques de Prost. Au 28e des 51 tours, Senna a refait son retard sur le français et file vers la victoire.

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Prost parti chez Ferrari en 1990, la lutte reprit de plus belle entre les deux hommes et aboutit sur un nouvel accrochage, toujours à Suzuka. Senna est irrité que l'auteur de la pole position soit placé sur le côté poussiéreux de la piste (conformément au marquage au sol du circuit de Suzuka à cette époque). Refusant de laisser la pole à Prost pour être sur la partie propre de la piste, Senna joue le jeu aux essais qualificatifs et signe le meilleur temps devant le français. À l'époque Senna prétendra avoir rencontré les officiels du circuit de Suzuka avec Gerhard Berger et avoir reçu la confirmation que la pole serait changée de côté. Mais cela n'a jamais été confirmé. Dès lors le scénario tant redouté se produit : au départ, Senna patine et voit Prost profiter de la trajectoire remplie de gomme pour s'envoler en tête. Senna éperonne alors volontairement Prost à l'abord du premier virage, à haute vitesse, s'octroyant ainsi son deuxième titre mondial. Simple revanche de l'accrochage de 1989 pour les uns, manœuvre folle et antisportive pour les autres, l'accrochage de 1990 acheva de faire de Senna l'un des pilotes les plus controversés de son temps. Senna reconnut lui-même publiquement l'année suivante avoir provoqué volontairement cet accident en critiquant sévèrement l'action de l'ancien président français de la FIA, Jean-Marie Balestre, qu'il accusait implicitement de jouer en faveur d'Alain Prost. Malgré le fait qu'il admette aujourd'hui avoir compris que ce geste de Senna n'était pas vraiment tourné contre lui mais contre la fédération, Alain Prost considère que cet accrochage est la seule chose qu'il ne peut pas pardonner. Car même si l'angle de contact et le large dégagement de gravier ont fait que les deux pilotes n'ont rien eu, ils auraient pu se blesser gravement. Pour des pilotes qui ont vu plusieurs de leurs copains du paddock se tuer, comme Jackie Stewart avec Clark, Rindt et François Cevert, ce geste de Senna reste à jamais incompréhensible.

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La saison 1991 débute de manière parfaite pour Senna. Quatre Grand Prix, quatre pole positions, quatre victoires. Parmi ces victoires, la plus marquante étant son succès au Brésil à Interlagos, le premier devant son public et alors que sa McLaren avait une boite de vitesse à l'agonie. Senna sera à la limite de la tétanie physique à l'arrivée du Grand Prix et soulèvera son trophée avec les plus grandes difficultés.

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La montée en puissance des Williams-Renault va rendre le troisième titre mondial du brésilien assez long à se dessiner. À mi-saison Nigel Mansell est distancé mais aligne plusieurs victoires. Il en rate une au Canada à cause d'une gaffe dans le dernier tour, confirmant sa réputation de pilote très rapide mais aussi trop peu calculateur. Après deux victoires de suite en Hongrie et en Belgique, Senna est quasiment assuré du titre. C'est encore et toujours à Suzuka que Senna devient mathématiquement Champion du Monde lorsque Mansell sort de la piste. Senna laisse alors la victoire à son équipier et ami Gerhard Berger, malchanceux depuis son arrivée chez McLaren.

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1992 : Nigel Mansell est un pilote automobile anglais né le 8 août 1953 à Upton-upon-Severn (Worcestershire). Il a pris le départ de 187 Grands Prix de F1, obtenu 482 points, remporté 31 victoires, décroché 32 pole positions et gagné le championnat du monde de Formule 1 en 1992. Il a également triomphé dans le championnat CART en 1993.

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En 1992, au volant d'une Williams-Renault il est vrai largement supérieure à la concurrence (notamment grâce à des aides au pilotage particulièrement sophistiquées), il remporte 9 courses (un record à l'époque), décroche 14 poles positions (un autre record, qui tient toujours) et s'adjuge le titre mondial dès le mois d'août au GP de Hongrie, du jamais vu en Formule 1.

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1994 - 1995 : Michael Schumacher (né le 3 janvier 1969 à Hürth-Hermülheim, près de Cologne en Allemagne), surnommé « Schumi » par ses fans ou parfois par les journalistes, est un pilote automobile allemand. Avec sept titres de champion du monde de Formule 1 et 91 victoires en Grand Prix, il possède le plus beau palmarès de ce sport. À ce jour, Michael Schumacher détient la plupart des records de la Formule 1 à l'exception des records de moyennes, de précocité et de longévité.

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Début 1994, eu égard à ses impressionnantes prestations lors des essais hivernaux, Schumacher est présenté comme le principal outsider d'Ayrton Senna au championnat. Le duel tant attendu entre les deux meilleurs pilotes du monde va pourtant tourner court, puisque après les deux premières manches de l'année remportées par Schumacher (grâce à une meilleure gestion des arrêts au stand au Brésil, et à l'accrochage entre Larini et Senna au Japon), Senna trouve la mort alors qu'il menait la course à Imola, lieu de la troisième épreuve de la saison. Face à une opposition clairsemée, Schumacher a alors le champ libre pour filer vers sa première couronne mondiale. C'est sans compter sur les ennuis de Schumacher et de Benetton avec le pouvoir sportif. À Silverstone, Schumacher est déclassé (il avait terminé 2e) pour ne pas avoir obtempéré à une pénalité consécutive à une manœuvre illégale (dépassement) lors du tour de formation. Cela lui vaudra une suspension de deux Grand-Prix pour non-respect du drapeau noir. Puis, en Belgique, il est disqualifié (il avait terminé 1er), les commissaires ayant constaté une usure excessive de la planche de bois située sous la voiture.

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Ces différents avatars permettent à l'inattendu Damon Hill, qui endosse avec courage le rôle de pilote Williams numéro 1 depuis la disparition de Senna, de revenir dans la lutte pour le titre. Schumacher doit ainsi attendre l'ultime course de l'année en Australie pour décrocher le titre mondial, titre qui se jouera sur un accrochage avec Damon Hill. Ce dernier était sur le point de le dépasser et de lui prendre le titre mondial puisque l'Allemand venait de partir à la faute et de heurter un muret de béton. Mais malgré ce final chaotique, Schumacher est avec huit succès (Brésil, Pacifique, St-Marin, Monaco, Canada, France, Hongrie et Europe) en quatorze courses, l'incontestable pilote de l'année.

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En 1995, avec sa Benetton désormais équipée du moteur V10 Renault, Schumacher réédite sa domination sur la Formule 1, avec neuf succès (Brésil, Espagne, Monaco, France, Allemagne, Belgique, Europe, Pacifique et Japon) et un deuxième titre mondial.

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1996 : Damon Graham Devereux Hill, dit Damon Hill, né le 17 septembre 1960 à Hampstead, est un pilote automobile anglais, champion du monde de Formule 1 en 1996. Fils de Graham Hill, titré en 1962 et 1968, il est le seul champion du monde de Formule 1 à avoir succédé à son père au palmarès de son sport.

En 1996, la Williams FW18 est la voiture la plus véloce du plateau98. Hill est à nouveau annoncé comme le favori du championnat à la suite du départ de son rival Michael Schumacher chez Ferrari alors en pleine reconstruction. Jusqu'à la mi-saison, Hill est irrésistible : à l'issue du Grand Prix du Canada, il pointe en tête du classement du championnat du monde (place qu'il occupe depuis le premier Grand Prix de la saison), a signé cinq victoires, trois meilleurs tours en course et cinq pole positions.

Si Jacques Villeneuve, son nouvel équipier, est parfois plus rapide que lui, il accuse 21 points de retard, Schumacher étant troisième du championnat avec 27 points de retard. Pourtant, la seconde partie de la saison tourne peu à peu à l'avantage du jeune Québécois qui monte six fois sur le podium et signe trois victoires, contre cinq podiums et trois victoires pour Hill.

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Le tournant de la saison a lieu au Grand Prix de Belgique où Hill ne se classe que cinquième quand Villeneuve termine second derrière Schumacher qui signe sa seconde victoire de la saison. Frank Williams estime que Schumacher est en train se réussir son pari de redresser la Scuderia Ferrari et qu'il sera un adversaire redoutable en 1997. Williams souhaite poursuivre avec Villeneuve, qui a montré son potentiel en 1996, et envisage de recruter Heinz-Harald Frentzen qui brille au volant de la plus modeste Sauber. L'annonce officielle du recrutement de Frentzen et de la non-reconduction du contrat de Hill a lieu lors du week-end de course suivant, à Monza. Perturbé par cette annonce, Hill, pourtant auteur de la pole position, abandonne rapidement sur sortie de piste au cinquième tour de la course.

Après sa victoire à Estoril, Villeneuve n'a plus que neuf points de retard sur Hill et a toutes ses chances pour remporter le championnat du monde. Villeneuve décroche la pole position lors de la dernière course à Suzuka mais Hill prend la tête dès le premier virage, remporte l'épreuve et le titre mondial. Il devient à 36 ans le premier fils de champion du monde à rejoindre son père au palmarès.

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Son titre ne suffit pas à convaincre ses détracteurs qui font remarquer qu'au fil de la saison, il a été de plus en plus malmené par son nouvel équipier, le débutant Jacques Villeneuve. Eddie Irvine déclare même : « Gagner est quand même la moindre des politesses quand on pilote la meilleure voiture. »

Pourtant Hill vient de réaliser sa plus belle saison en championnat du monde avec un total de huit victoires, dix podiums, neuf pole positions, cinq meilleurs tours en course et quatre-vingt-dix-sept points inscrits Damon Hill n'a jamais pris le départ d'une course au-delà de la seconde place sur la grille. Michael Schumacher reconnaît même qu'« on ne peut rien enlever à un pilote qui a remporté huit courses sur seize. »

Le gain du titre mondial ne change rien à la décision de Frank Williams qui confirme son remplacement par Frentzen. Hill quitte donc Williams après vingt-et-une victoires pour le compte de l'écurie, devenant le second meilleur pilote Williams de l'histoire derrière Nigel Mansell.

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1997 : Jacques Joseph Charles Villeneuve (né le 9 avril 1971 à Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, Canada) est un pilote automobile canadien. Il a notamment remporté le championnat du monde de Formule 1 en 1997, les 500 Miles d'Indianapolis en 1995 et le championnat CART en 1995.

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Début 1997, Villeneuve est le favori du championnat, d'autant que Hill est parti chez Arrows. Malgré plusieurs victoires de Villeneuve à Interlagos, Buenos Aires et Barcelone), Michael Schumacher pointe en tête à mi-saison, car Villeneuve a connu plusieurs problèmes (accrochage, boîte de vitesses, stratégie, sortie de piste). La suite de la saison ressemble à une course poursuite, Schumacher et Villeneuve alternant victoires et contre-performances. Villeneuve l'emporte à Silverstone, Budapest, A1-Ring et au Nürburgring. Une disqualification à Suzuka pour non respect des drapeaux jaunes entraîne un duel lors du dernier Grand Prix, à Jerez. En qualifications, les deux hommes signent le même temps, Villeneuve part en pole. Moins bien parti que son adversaire qui le devance d'un point au championnat, Villeneuve se lance dans une course poursuite avant de placer une magnifique attaque surprise sur Schumacher. Ce dernier accroche le Québécois avec une manœuvre douteuse. Schumacher est sanctionné et Villeneuve s'assure du titre mondial.

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1998 - 1999 : Mika Pauli Häkkinen (né le 28 septembre 1968 à Vantaa en Finlande) est un pilote automobile finlandais qui a remporté le titre de champion du monde de Formule 1 en 1998 et 1999. Le 4 novembre 2007 Mika Hakkinen a annoncé la fin de sa carrière, à 39 ans, après trois saisons en DTM. En 2008, il a été nommé membre du Laureus World Sports Academy.

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En 1998, l'écurie McLaren, renforcée par l'arrivée dans ses rangs de l'ingénieur Adrian Newey, confirme ses promesses de 1997 et Häkkinen remporte 8 victoires (soit une course sur deux). Il doit pourtant attendre la dernière course de la saison pour être titré, face à Michael Schumacher, et remporter son premier titre mondial.

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La saison 1999 voit s'amorcer un nouveau duel entre le finlandais et l'allemand. L'accident de Schumacher à mi-saison (fracture de la jambe) semble offrir une voie royale à Häkkinen, mais étonnamment fébrile, auteur de plusieurs erreurs inhabituelles ainsi que victime de soucis techniques, il doit à nouveau batailler jusqu'à l'ultime course de la saison afin de décrocher son deuxième titre mondial, cette fois aux dépens d'Eddie Irvine, qui comptait quatre points d'avance sur lui à la dernière manche au Japon.

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2000 à 2004 : Michael Schumacher

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L'année 2000 est celle de la consécration pour le tandem Schumacher-Ferrari. Après un début de saison impérial favorisé par les problèmes de fiabilité rencontré par les McLaren (il remporte les trois premiers GP en Australie, Brésil, St-Marin, puis s'impose en Europe et au Canada) et malgré un passage à vide durant l'été (3 abandons consécutifs notamment) qui permet à Häkkinen de refaire une grande partie de son retard, et même de prendre l'avantage au championnat du monde après le Grand Prix de Hongrie, il est titré après une fin de saison dominatrice puisqu'il gagne les 4 derniers grand prix de la saison (Italie, États-Unis, Japon, Malaisie). Michael Schumacher devient le premier pilote depuis Jody Scheckter en 1979 à être titré sur Ferrari. Ce succès est le premier d'une longue série pour l'Allemand.

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En 2001, il décroche son quatrième titre après avoir remporté neuf Grand Prix (Australie, Malaisie, Espagne, Monaco, Europe, France, Hongrie, Belgique et Japon).

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Le scénario se répète en 2002 avec onze victoires, et un titre acquis dès le GP de France disputé au mois de juillet, grâce à une formidable voiture. Jamais dans l'histoire un pilote n'avait été sacré aussi tôt dans la saison. Cette saison quasi-parfaite est cependant entachée par le GP d'Autriche, durant lequel Barrichello, dominateur durant tout le week-end, est obligé de céder la tête de la course à son coéquipier à quelques encablures de l'arrivée.

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En 2003, face à une opposition souvent mieux armée (au cœur de l'été, les Michelin de ses adversaires dominent les Bridgestone de Ferrari), il ne gagne que six courses, et doit attendre le dernier GP de la saison pour décrocher son sixième titre, le Finlandais Kimi Räikkönen étant resté menaçant jusqu'au bout. Le titre s'est joué au GP des USA, où Schumi remporta une superbe victoire, sous la pluie, parti de la septième place sur la grille. Ce titre aura un goût triste pour Michael qui, lors du Grand Prix de Saint-Marin, a perdu sa mère Elisabeth, décédée d'une hémorragie. Ce jour-là, il remporta une belle victoire pour sa mère, son frère Ralf terminant quatrième.

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En 2004, Schumacher et la Scuderia reprennent leur domination sur la F1, pour une saison de tous les records. Schumacher s'impose à treize reprises sur dix-huit courses et est sacré champion du monde pour la septième fois.

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2005 - 2006 : Fernando Alonso Díaz (29 juillet 1981 à Oviedo) est un pilote automobile espagnol, devenu le premier champion du monde de Formule 1 de l'histoire de son pays en 2005 au volant d'une Renault, titre qu'il a conservé l'année suivante avec la même écurie. Après avoir rejoint McLaren en 2007, puis être retourné chez Renault en 2008-2009, il pilote pour Ferrari depuis la saison 2010 et totalise 26 victoires, ce qui le classe parmi les plus grands pilotes de F1 de l'histoire.

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En 2005, sur la lancée d'une fructueuse campagne d'essais hivernaux, Alonso et Renault s'annoncent comme de crédibles candidats au titre mondial. Grâce à un début de saison presque parfait (au cours duquel il enchaîne les victoires et prend en interne un net ascendant sur son équipier Giancarlo Fisichella), Alonso peut gérer sa deuxième partie de saison, et contrôler le retour de Kimi Räikkönen, son principal concurrent au volant de la McLaren-Mercedes. Au Brésil, avant-dernière manche de la saison, il décroche ainsi le titre mondial, devenant à 24 ans le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1 (record battu trois ans plus tard par Lewis Hamilton). Il contribue également à la première place de son écurie au championnat du monde des constructeurs.

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La célébration des titres mondiaux d'Alonso et de Renault prend un tour inattendu au mois de décembre 2005 lorsque le pilote espagnol annonce qu'il quittera l'écurie française à l'issue de la saison suivante pour s'en aller rejoindre McLaren-Mercedes en 2007. Ce choix intervient à un moment où de nombreuses incertitudes entourent l'implication en Formule 1 de Renault qui vient de nommer à sa tête un nouveau président, Carlos Ghosn, surnommé « cost killer » et réputé pour sa défiance à l'égard du sport automobile. Il trahit également les doutes d'Alonso quant à la possibilité pour Renault de rester au sommet de la hiérarchie et de continuer à battre McLaren. Ron Dennis, le directeur de McLaren, révélera que les premiers contacts avec l'Espagnol avaient eu lieu sur le podium du Grand Prix du Brésil où Alonso, bien que fraîchement titré au volant de sa Renault, s'était montré admiratif du niveau de performance des McLaren qui avaient réalisé le doublé par l'intermédiaire de Juan Pablo Montoya et Kimi Raikkonen.

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Toujours chez Renault en 2006, Alonso prend rapidement la tête du championnat du monde, avec six victoires lors de la première moitié de saison. Il montre en cela que l'annonce prématurée de sa future arrivée chez McLaren pour la saison 2007 ne perturbe pas sa collaboration avec Renault. Mais le retour en forme de la Scuderia Ferrari et de Michael Schumacher au début de l'été annonce une fin de championnat serrée. Alonso est de surcroît trahi deux fois par sa mécanique (écrou de roue en Hongrie, moteur cassé en Italie) alors que Renault avait montré une certaine fiabilité en début de saison, où Fernando avait accumulé douze arrivées dans les points. Le championnat bascule lors de l'avant-dernière manche au Japon lorsque Schumacher, alors en tête de la course, est à son tour victime d'une casse moteur et doit céder la victoire à l'Espagnol, qui prend un net avantage au championnat. En finissant deuxième du dernier Grand Prix au Brésil, il assure son deuxième titre mondial consécutif en Formule 1.

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2007 : Kimi Matias Räikkönen (né le 17 octobre 1979 à Espoo, en Finlande) est un pilote automobile finlandais, champion du monde de Formule 1 en 2007, et actuellement engagé dans le championnat du monde des Rallyes. Les médias l'ont surnommé « Iceman » en raison de sa capacité de conserver son sang-froid en toutes circonstances.

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Il fait ses débuts en Formule 1 en 2001 avec l'écurie suisse Sauber. En 2002, il rejoint l'écurie McLaren-Mercedes avec laquelle il termine deux fois vice-champion du monde, en 2003 et 2005. Après cinq saisons, sans parvenir à remporter le titre, il rejoint la Scuderia Ferrari. Dès sa première saison au sein de sa nouvelle équipe, il devient champion du monde en devançant sur le fil Lewis Hamilton et Fernando Alonso à l'issue de l'ultime Grand Prix de la saison à São Paulo.

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2008 : Lewis Carl Davidson Hamilton, né le 7 janvier 1985 à Stevenage dans le Hertfordshire en Angleterre, est un pilote automobile britannique. Vainqueur du championnat de Formule 3 Euro Series en 2005 puis du championnat de GP2 Series 2006, il a effectué ses débuts en Formule 1 en 2007 au sein de l'écurie McLaren-Mercedes. En devenant vice-champion du monde dès sa première saison à 1 point de Kimi Räikkönen, puis le 2 novembre 2008, le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1 (record battu par la suite par Sebastian Vettel), il s'est immédiatement imposé comme l'une des stars de la discipline.

Au mois de février 2008, lors d'essais privés sur le circuit de Catalogne à Barcelone, Lewis Hamilton est victime d'insultes à caractère raciste de la part de spectateurs. Après avoir menacé les autorités sportives espagnoles de sanctions pouvant aller jusqu'à la suppression du calendrier des deux Grands Prix disputés en Espagne si aucune mesure n'est prise pour empêcher que de tels faits se reproduisent, la FIA annonce le lancement d'une campagne intitulée Racing Against Racism. Le Président de la FIA, Max Mosley, révèle par ailleurs qu'Hamilton a déjà été victime d'insultes racistes fin 2007 à l'occasion du Grand Prix de Chine, et déjà en provenance de supporters espagnols de Fernando Alonso.

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La saison 2008 commence en fanfare en Australie pour Lewis Hamilton : auteur de la pole position le samedi, il remporte la course et est le premier leader du championnat du monde. Victime d'un souci au moment de son ravitaillement en Malaisie, il se classe cinquième avant de terminer hors des points à Bahreïn, après avoir légèrement décollé sur la Renault de Fernando Alonso. En Espagne, il monte sur la troisième marche du podium mais perd la première place du championnat au profit de Räikkönen. Il termine second du Grand Prix de Turquie en étant seul parmi les favoris à utiliser une stratégie à trois arrêts ravitaillement. Sous la pluie, àMonaco, il tape le rail mais rejoint son stand et remporte l'épreuve, utilisant à son avantage les différentes sorties de la voiture de sécurité.

Parti de la pole position au Canada, il percute Kimi Räikkönen, immobilisé à cause du feu rouge dans la voie des stands. Pénalisé d'un recul de dix places sur la grille de départ du Grand Prix de France pour cet incident , il se classe dixième et est à nouveau pénalisé pour avoir court-circuité une chicane en dépassant Sébastien Bourdais. Quinze jours plus tard, il domine et remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne dans des conditions dantesques, devenant le premier Anglais à remporter cette course depuis Johnny Herbert en 1995. Il reprend la tête du championnat à égalité avec Felipe Massa et Räikkönen.

Il réitère sa performance en Allemagne après avoir réalisé une nouvelle pole position. À nouveau premier sur la grille de départ du Grand Prix de Hongrie, il est dépassé au premier virage par Massa qui s'affirme comme étant son principal adversaire au championnat du monde. Il est victime d'une crevaison au cours de la course qu'il finit à la cinquième place mais augmente son avance au championnat car le Brésilien, qui a survolé l'épreuve, abandonne à trois tours de l'arrivée sur casse mécanique. Celui-ci prend sa revanche au Grand Prix d'Europe à Valence et remporte la course, Lewis Hamilton terminant second.

Longtemps deuxième derrière Räikkönen au Grand Prix de Belgique, il profite de l'apparition de la pluie en fin de course pour attaquer le Finlandais mais est sanctionné par une pénalité de vingt-cinq secondes après avoir franchi la ligne d'arrivée en vainqueur pour avoir court-circuité une chicane. Il se classe finalement troisième derrière Nick Heidfeld et Felipe Massa, vainqueur. En Italie, il est piégé par les conditions climatiques et ne se qualifie qu'en quinzième position. En course, il remonte à la septième place, juste derrière le Brésilien, et conserve un point d'avance sur lui au championnat du monde. À Singapour, il termine troisième derrière Fernando Alonso et Nico Rosberg et accentue son avance au championnat à sept points, Felipe Massa terminant hors des points.

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Au Japon, Hamilton se qualifie en pole position mais est pénalisé pour son freinage discutable au premier virage et termine hors des points d'une course remportée par Alonso. Son avance au championnat se réduit à cinq points, son adversaire ne terminant qu'à la septième place, ayant été pénalisé pour avoir percuté le britannique. Une semaine plus tard, Hamilton survole le Grand Prix de Chine qu'il remporte après être parti de la pole position. Massa termine deuxième et Hamilton aborde la dernière manche du championnat, le Grand Prix du Brésil, avec à nouveau sept points d'avance au championnat. Parti qutrième, il occupe une longue partie de la course la cinquième place qui lui permet mathématiquement de remporter le championnat du monde. Suite à une averse dans les derniers tours, comme la majorité des pilotes, il s'arrête aux stands pour changer de pneus. Reparti cinquième, derrière Massa, Alonso, Räikkönen et Timo Glock, ce dernier ayant fait le pari de rester en piste avec des pneus pour piste sèche, il est dépassé par Sebastian Vettel. Massa remporte la course mais, dans le dernier virage, Hamilton dépasse Glock en difficulté avec ses pneus secs et récupère la cinquième place qui lui permet de devenir, à 23 ans, 9 mois et 26 jours, le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1, record battu en 2010 par Sebastian Vettel.

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2009 : Jenson Alexander Lyons Button, né le 19 janvier 1980 à Frome dans le Somerset, est un pilote automobile britannique. Il court en championnat du monde de Formule 1 depuis la saison 2000 et a été sacré champion du monde en 2009 au volant d'une Brawn-Mercedes. Il court actuellement au sein de l'écurie McLaren Racing.

Jenson Button adopte un style de pilotage calme, préférant la finesse à l'agressivité.

Le 5 décembre 2008, suite à l'annonce par Honda de son retrait de la Formule 1, l'avenir de Jenson Button en F1 est un temps menacé. Après avoir consenti une forte baisse de son salaire, il conserve sa place au sein de la structure de Brackley, rebaptisée Brawn GP suite à son rachat par Ross Brawn. Dès le premier Grand Prix de la saison, il décroche la pole position devant son coéquipier Rubens Barrichello et gagne le premier Grand Prix de la saison devant lui. En Malaisie, il sort vainqueur d'une course difficile disputée sous la pluie et arrêtée au 31e des 56 tours. Le 19 avril 2009, en Chine, il ne peut empêcher Sebastian Vettel de s'imposer mais termine néanmoins sur la troisième marche du podium.

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À Bahreïn, Barcelone et Monaco, il signe trois nouvelles victoires et peut légitimement prétendre à la couronne mondiale. En Turquie, Button laisse la pole position à Vettel mais l'accompagne en première ligne. Suite à une erreur de Vettel dans le 1er tour, Button prend la tête de l'épreuve et signe une nouvelle victoire, sa sixième de la saison en sept départs. La suite de la saison tourne, en revanche, au désavantage de Button. Il se fait dominer par Vettel, son principal rival au championnat, et Barrichello, son coéquipier qui s'offre deux victoires, à Valence et à Monza. En Italie, justement, Button s'offre la deuxième place remontant ainsi sur le podium après une diète de cinq Grands Prix. Il aborde ainsi le GP du Japon avec 15 points d'avance au championnat sur Rubens Barrichello à 3 GP du terme de la saison. Il s'y classe 8ème derrière le Brésilien Barrichello lui cédant ainsi un point. La bonne opération fut pour Vettel qui gagna la course et qui revint à 16 points du pilote anglais.

Le 18 octobre 2009, à l'issue du Grand Prix du Brésil, il est sacré champion du monde de Formule 1, en terminant cinquième de la course, alors que ses rivaux pour le titre, Rubens Barrichello (huitième) et Sebastian Vettel (quatrième), marquent un nombre insuffisant de points pour espérer le rattraper lors du dernier Grand Prix.

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2010 : Sebastian Vettel est un pilote automobile allemand, né le 3 juillet 1987 à Heppenheim en Allemagne, devenu le 14 novembre 2010 à 23 ans 4 mois et 11 jours le plus jeune champion du monde de l'histoire de la Formule 1 au volant de sa Red Bull-Renault.

À Bahreïn, il décroche la pole position mais termine seulement quatrième suite à un problème d'échappement. Il décroche à nouveau la pole position en Australie mais abandonne à cause d'un écrou de roue. En Malaisie, Vettel remporte son premier Grand Prix de la saison après s'être élancé de la troisième place sur la grille de départ. Il signe une nouvelle pole position en Chine où il se classe sixième. Pour le retour en Europe lors du Grand Prix d'Espagne, il se hisse sur la première ligne de la grille de départ et termine troisième d'une course remportée par son coéquipier. Il se classe second à Monaco avant de s'accrocher avec son coéquipier en Turquie. Il termine quatrième du Grand Prix du Canada. Après avoir décroché la pole position au Grand Prix d'Europe à Valence, il signe une autre victoire. Après neuf manches, Vettel est troisième du championnat du monde avec 115 points.

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Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel partage la première ligne avec son coéquipier Mark Webber, avant de le toucher au premier virage et subir une crevaison. Sa course est compromise mais il remonte jusqu'à la septième place et prend la quatrième place du championnat. Le 12 septembre, lors du Grand Prix d'Italie, Vettel se classe quatrième devant son co-équipier Mark Webber. Lors du Grand Prix de Singapour, Vettel est second derrière Alonso. Il remporte le Grand Prix du Japon en partant en pole position.

Lors du Grand Prix de Yeongam, il est victime de la casse de son moteur alors qu'il menait la course. Il se ressaisit à Interlagos où il gagne en partant deuxième derrière son compatriote Nico Hülkenberg. Avant l'ultime Grand Prix, il est troisième du championnat, derrière Fernando Alonso et son équipier Mark Webber. Lors du Grand Prix, Vettel profite des erreurs de Webber (parti à la faute, il touche un rail de sécurité et est contraint à changer de pneumatiques plus tôt que prévu) et d'Alonso (qui change son train de pneus juste après Webber). Il bénéficie de l'aide inattendue de Vitaly Petrov qui durant toute l'épreuve précède et contient Alonso et Webber. Vettel remporte ainsi le Grand Prix d'Abou Dabi et devient le plus jeune champion du monde de l'histoire à 23 ans 4 mois et 11 jours. Il termine sa saison avec le plus grand nombre de pole positions (10), de victoires (5, avec Alonso), de podiums (10 avec Alonso et Webber) et de tours en tête.

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